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1/04/2016

"Dengue" en Planete BD

Dengue, bd chez Les Humanoïdes Associés de Santullo, Bergara ©Les Humanoïdes Associés édition 2015

Dengue

Un flic doué et blasé enquête sur des meurtres, alors qu’une épidémie géante de dengue a transformé la société civile en enfer apocalyptique. 10 historiettes enchaînées pour un bon thriller catastrophe de série B.
L'histoire : Dans un avenir proche, un fléau déboule sans prévenir sur la planète : des nuées de moustiques assombrissent le ciel et transmettent une pandémie de dengue – une grippe tropicale – ravageuse. Les cadavres s’amoncellent dans les rues, les gens ne peuvent plus sortir qu’affublés d’une combinaison étanche, le monde se transforme en enfer. Quelques mois après le début de ce contexte apocalyptique, le sergent Pronzini enquête sur un cadavre retrouvé nu à l’extérieur. Les os brisés, une balle de calibre 32 dans le corps : assurément, celui-là n’est pas mort de la dengue. Curieusement, Pronzini découvre que l’homme était chercheur à l’IDED, l’Institut d’Etude sur les Diptères, le principal organisme de lutte contre la maladie. Pronzini prend aussitôt rendez-vous avec le directeur, un petit homme barbu au regard éperdu. Le sergent comprend vite que ce dernier ne va pas beaucoup l’aider dans son enquête. Mais Pronzini a du ressort et trouve vite le moyen de cerner l’assassin… Plus tard, c’est un jeune joueur star du foot qui est retrouvé poignardé au milieu d’un stade. Là encore, Pronzini décide de faire sortir le loup du bois en tendant un piège au meurtrier… Jusqu’au jour où les moustiques disparaissent d’un coup, en marge d’une prise d’antenne médiatique par un curieux individu, pour une annonce surréaliste…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :  Commençons par un rappel culturel et sanitaire : la « dengue » est une infection virale tropicale de type grippale, majoritairement transmise par les moustiques. Rarement mortelle, elle est à prendre au sérieux, refile fièvre, céphalées, nausées et plaques rouges, bref emmerdante à souhait. Dans ce petit bouquin au format comics réunissant 10 histoires courtes initialement publiées en Uruguay (tout arrive), la dengue qui ravage notre planète atteint d’emblée des proportions apocalyptiques. Appuyées sur ce contexte, les dix historiettes d’obédience plutôt policières peuvent se lire par à-coups et indépendamment ; mais dans l’ordre, car elles s’enchainent globalement pour former une histoire globale cohérente. Il s’agit de répondre à la question : qui tue des pontes de la recherche scientifique contre le fléau et pourquoi ? Un flic mène les débats, des scientifiques l’aident ou le contrarient, une journaliste sexy se glisse dans ses pattes… et les scénarios élaborés par Rodolfo Santullo ne se privent pas de quelques détours fantastiques, par le truchement d’une société d’humanoïdes-moustiques mutants dirigés par un « prince » charismatique. C’est un brin grand-guignolesque, idéalement oppressant, mais ça se laisse lire comme un bon thriller divertissant catastrophique de série B, favorisé par le dessin encré et semi-réaliste hard-boiled de Matias Bergara, qui sait gérer les ambiances glauques et suffocantes. A découvrir entre deux tubes de Baygon® jaune et vert (on ne se souvient jamais duquel atomise les p’tites bêtes qui font bzzzz…).


27 octobre 2015

10/22/2015

"Dengue" en krinein.com

Les Humanos : Dengue

/ Critique - écrit par plienard, le 23/09/2015 Temps de lecture estimé de l'article : 4 minute(s) - laisser un commentaire
Les humanoïdes associés sont partis conquérir le contient américain et ils nous proposent un petit aperçu des talents qu’ils y ont trouvé. C’est torturé et pessimiste à souhait. A lire si vous n’êtes pas déprimé.

Dengue – note : 6.5/10

Après les zombies, les vampires, voilà que débarquent les moustiques chez les humanoïdes associés. Avec un titre comme Dengue, l’album qui nous intéresse est on ne peut plus clair. Il va être question de moustiques et d’épidémie.


@Humanoïdes associés édition 2015.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, la dengue est une maladie virale transmise par les moustiques – les charmantes petites bêtes ! – et dont les symptômes principaux ont de type grippal (mais une très grosse grippe) qui peut être mortel.
Il n’y a donc pas de faute d’orthographe dans le titre, même si cette histoire apparaît comme un peu dingue par moment.
Imaginez une invasion de moustiques, au point que le ciel s’obscurcit définitivement, avec des morts par milliers, et un monde devenu apocalyptique. Et malgré cette ambiance de fin du monde, le sergent Pronzini continue de faire son travail et d’enquêter sur les morts suspectes. C’est le cas de celle de Nestor Golochea, professeur d’entomologie, chercheur de l’IDED – institut d’étude sur les diptères – qui travaillait sur le recherche d’un vaccin contre le dengue. Et ce que va découvrir le sergent est complètement ... dingue !
A notre époque où l’épidémie de chikungunya a largement frappé les esprits, que la dengue est la maladie virale la plus répandue au monde avec 40% de la population mondiale exposée, à la sortie des vacances où bon nombre d’entre nous a du se protéger de ces petites bêtes piquantes, le tout  associé au réchauffement climatique, cette bande dessinée– si vous me permettez cette expression – fait mouche !
Au-delà e son traitement fantastique, il y est aussi question de manipulations de la population et il en ressort un grand pessimisme général dont cet agent de police est l’incarnation. Son côté blasé et cynique n’est pas sans rappeler le personnage de Benoit Sokal, Canardo. D’un point de vue plus général, les personnages sont assez retords et cyniques.
C’est un polar loir avec une ambiance fantastique, signé par le mexicain Rodolfo Santullo pour le scénario et l’uruguayen Matias Bergara pour le dessin et les couleurs. Déjà édité en 2012 en Uruguay, les humanos nous le propose en format comics dans une rentré dédié à ce format et à des albums déjà édités de l’autre côté de l’Atlantique.

 http://bd.krinein.com/bd-humano-dengue-great-pacific-bedlam/

10/20/2015

"Dengue" en Nebular Store (para lectores en francés, oh la lá!)

Dengue : l'Uruguay attaque la France !

Dengue
Rodolfo Santullo & Matias Bergara
Humanoïdes associés
Août 2015

Rodolfo Santullo est un scénariste uruguayen trentenaire, originaire du Mexique, auteur de plus d'une dizaine de romans graphiques. Il écrit chaque mois une rubrique dans le fanzine argentin Fiero, et est le responsable des éditions Belerofonte, spécialisés en comics.
Ce récit, originellement publié en 2012, a paru cette année, simultanément aux USA et en France.

...Un futur proche, dans le Rio de la plata, estuaire créé par le rio Paraná et le rio Uruguay. Une épidémie de Dengue, due à une invasion de moustique porteurs, ravage la population depuis quelques mois déjà. Le ciel est devenu noir de moustiques, l'air est tropical, et les habitants se sont réfugiés dans leurs habitations, équipées pour les plus chanceux de purificateurs d'air.
Au dehors, les corps des malchanceux piqués s'amoncellent…

Le sergent Prozini de la police locale, est face au corps d'un homme retrouvé avec une blessure par balle dans une décharge, chose qui est devenue rare, vue le peu de personnes s'aventurant à l'extérieur.
L'enquête l'amène à rencontrer le professeur Ramiro Gomensoro, responsable de l'institut luttant contre l"'épidémie, dont la victime était un collègue.
Quelques jours plus tard, la télé fait apparaître sur l'écran un jeune homme, muni d'ailes, et ses comparses : des monstres mi hommes mi moustiques. Il s'agit d'humains ayant subit une modification génétique, après avoir contracté par trois reprises la maladie.
Mais "le Prince", tel qu'il se fait appeler, possède quelques arguments : en échange d'une place pour ses semblables au sein de la société, celui-ci propose de repousser la menace des moustiques. Il semble en effet avoir un pouvoir sur les insectes, qui refluent soudainement.

Cette nouvelle donne et la cohabitation entre ces créatures et les humains encore vivant rend la situation très complexe, d'autant plus que le gouvernement en lien avec la plupart des industries toutes puissantes, verrait d'un mauvais œil la perte des avantages liés à la lutte contre l'épidémie.
Une lutte sans pitié va donc s'engager.

P.8 © Humanoides associés/Santullo/Bergara

...Le public français n'avait pas encore eu l'occasion de lire Santullo dans sa langue natale, et il est fort à parier qu'avec ce premier album, et j'espère, le succès qui en résultera, nous aurons l'occasion d'autres traductions.
Car ce récit de soft science-fiction fait directement allusion à nos peurs, nos symptômes sociétaux et nos préoccupations écologiques et médicales actuelles.
Les épidémies de type Dengue sont en plein essor*, et il est donc très intéressant de lire un récit basé sur la suite, aussi fictionnelle qu'elle soit, donnée à cette menace.

Le scénario de l'auteur allie polar traditionnel, avec enquête et rebondissements à caractères mafieux, et réflexions de type scientifique et politique. L'évocation d'un état presque totalitaire, la paranoïa des populations, le rôle négatif joué par les médias, et la toute puissances des sociétés responsables normalement du traitement de la maladie, en sont les principaux éléments.
L'apparition des monstres et de leur leader, qui s'allient au final avec le (bon) flic et une journaliste "star" moins véreuse qu'il n'y parait (Bonilla), amène le côté SF sympa de l'histoire, et on se plaît à penser à des ambiances à la District 9 (Film de Neil Blomkpampf.)

Le découpage est efficace, et le dessin de Matia Bergara, auteur habitant Montevideo, (Uruguay) un peu plus jeune que son collègue, possède le charme de publications françaises indépendantes vues par exemple au sein du label 619 de Ankama. La couverture magnifique, au glaçage recouvrant sur un fond mat une scène très dynamique avec nos deux héros, met grandement celui-ci en valeur.
Les 92 pages de ce récit de science-fiction haletant se lisent avec avidité du début à la fin, et confèrent à nouveau aux 
Humanoides associés le statut d'un éditeur qui sait nous faire découvrir de bons auteurs étrangers de SF, comme à leur grande époque.


(*) Selon les chiffres 2007 de l'OMS, chaque année environ dans le monde, 500 000 cas de formes hémorragiques de la Dengue, dont un grand nombre, chez les enfants le plus souvent, impliquent une hospitalisation. Environ 2,5 % des patients meurent et sans traitement adapté, le taux de létalité de la dengue hémorragique peut dépasser 20 %. Des équipes bien formées et équipées peuvent abaisser ce taux à moins de 1 %1.
(…) L'essor récent (2012) de cette pandémie est expliquée par l'extension de l'aire de distribution des vecteurs (Aedes aegypti notamment, bien adapté aux villes) et des 4 types de virus impliqués. La mondialisation des échanges et l'urbanisation croissante, et peut-être le dérèglement climatique facilitent la circulation de ces virus1. (Wikipedia)

Blog des éditions Belerofonte : http://grupobelerofonte.blogspot.fr/

Une chronique de Dengue, (en espagnole) sur clubdecatadores

Le blog de Matias : http://matiasberg.tumblr.com/
et une interview du dessinateur : http://www.humano.com/blog/le-blog-des-humanos/id/4175#.VgGMBM6IPJw

Lire un extrait sur le site des Humano 

8/26/2015

"Dengue" en All Star Comics Melbourne

ALL STAR RECOMMENDS FOR AUGUST 11TH


COMIC OF THE WEEK : DENGUE
By Rodolfo Santullo & Matias Bergara
Published by Humanoids

Oh, Humanoids. I’m sorry I’ve neglected your fine boutique Euro wares in this column, it’s just that there’s too much to say. Yes, I have columns planned on The Incal and Son of the Gun and Swords of Glass and many more, but I’m slightly intimated by what I know will end up being overly long pieces that bang on about existentialism and psychedelia and, really, we’ve all had about enough of that from me, I’m sure. Thankfully, however, there is the recently released Dengue to talk about, which at 96 pages is a book I can recommend promptly and earnestly without a word count blow-out and a rant about the heart of the universe.

“We get in out airtight suits and cars, with our stinking bug spray and we only go out when absolutely necessary. Yet we carry on regardless,” says main character Sergeant Pronzini and this is likely as good a summary of Dengue as you’ll find.

Thanks to Global Warming, Dengue fever is spreading and with it, the rise of the mosquito as the dominant lifeform on Montevideo, Uruguay. Humans are forced to either live sealed up tight in their homes or venture through the ruined city only in hazmat suits or risk becoming infected. There are piles of dead bodies and general apocalyptic ruin to prove this. Sergeant Pronzini is a grizzled, chain-smoking homicide cop who resembles a badly hungover Robert De Niro. The discovery of the naked, murdered body of a famous scientist working for the company that seeks a cure to the disease sees Pronzini thrust into a deep conspiracy, exposing corruption, greed and lies at the highest levels. Despite the heaviness of that synopsis, Dengue is, oddly enough, “Cli-Fi” (can you believe that’s a genre now?) at its most fun.

Thousands are dead or infected and the latest scientific discovery reveals that with three mosquito bites, the infected can mutate into something neither quite human nor insect. This development could be treated as something like The Fly, yet the satirical streak that runs through Santullo’s script, broken up into easily digestible chapters that at first seem loosely connected at best, makes Dengue an unexpectedly fun ride. From its mosquito monsters to its corporate irresponsibility to its haggard yet brave protagonist and his dogged truth-seeking reporter partner, Valeria Bonilla, Dengue packs a lot into its relatively brief page count, becoming quite the political page-turner in the process.

Bergara’sunique art will likely not blow you away at first glance. Far from the intricate, highly-detailed work we’re accustomed to from this publisher, Bergara is more of a caricaturist, with thick lines and big chins recalling the legendary Carlos Ezquerra somewhat. It’s likely this off-kilter sense of characterisation that creates much of Dengue’s mood, however, as imagining the pages with a more traditionally elegant and “beautiful” Euro comics look is a difficult task once the covers are closed. Bergara’s not the flashiest, but his pages flow wonderfully, his human characters are consistent and unique in appearance, particularly the dogged, slumped Pronzini, and his mosquito men are hulking, monstrous things like Un-Men from Swamp Thing.Both creators live in Montevideo (which I did not know going in) and this may also contribute to the seamlessness of their collaboration and the uniformity of their creative vision.

Brisk and compelling, Dengue is playful in tone, serious in subtext and, beginning as procedural and ending as the story of the uprising of a brand new underclass, is surprisingly epic for such a slender book. Part of me wanted more middle to the story, more outward growth from the crime solving that opens the book so strongly, but this is ultimately a minor complaint. Santullo and Bergara successfully deliver an offbeat, humorous and compelling take on an end of the world full of bugs, body horror and climate change, which is a far more difficult task than it probably sounds. 
 
 See you next week. Love your comics.

Cameron Ashley spends a lot of time writing comics and other things you’ll likely never read. He’s the chief editor and co-publisher of Crime Factory (www.thecrimefactory.com). You can reach him @cjamesashley on Twitter.

8/11/2015

"Dengue" en Topless Robot

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This week, it's Dengue by Rodolfo Santullo and Matias Bergara. Dengue is about a detective and a news reporter in Montevideo, years after an outbreak of some kind of zombie dengue fever drove everyone indoors or into suits, and it plays as a mystery/government conspiracy tale. I usually go into these postapocalyptic wasteland stories expecting a kind of dull cynicysm - not dull as in boring, but dull like blunted and weary. It's there in Dengue, but it's playfully witty, almost like everyone in the story is aware that it's how they're supposed to behave, but just under the surface they're really having a lot of fun. Bergara's monsters are perfectly grotesque, but Santullo's writing is the best part - really sharp, smart, funny in just the right places and different enough (especially at the end of the story) that what could have been a standard disease zombie apocalypse and makes it a fun, worthwhile read.

You can pick up Dengue at your friendly local comic shop or online via Humanoids.com.

 http://www.toplessrobot.com/2015/08/wonder_woman_infinity_gauntlet_jojo_jlu.php

8/06/2015

"Dengue" en Geeked Out Nation

Comic Book Review: Dengue HC

by dengueWith The Walking Dead, The Hunger Games and Mad Max: Fury Road dominating television and movies, post apocalyptic stories are something mainstream audiences can’t get enough. This leads to recycled tropes and stories that do barely anything to separate themselves from everything else. “Dengue” , by Matias Bergara and Rodolfo Santullo combines police procedural tropes with a more on the ground, personal viewpoint of the end of the world.
“Dengue” takes place in Montevideo, Guatemala and the end of the world is upon us. Mosquitoes have descended upon the world and are killing people through the Dengue virus. People can only go outside if they wear heavy duty hazmat suits and even then, it’s only done when absolutely necessary. At the center of this is Police Sergeant Pronzini and reporter Valeria Bonilla. Pronzini is tasked with investigating a murder that brings him into a much bigger conspiracy involving victims of the Dengue disease. As you can gather from the cover, the disease is not all it seems to be since it’s been evolving.
“Dengue” is one part The X-Files and one part Law & Order but it works. This is initially a police procedural set in a very bizarre world but once we get deeper into the mystery surrounding the mosquitoes and the third strain of the disease, things veer into a very cool paranormal realm. Pronzini is a very well crafted character because there’s a certain amount of skepticism to him but he’s not an idiot. He’s arguably the best pure detective in Montevideo and with that comes a certain level of sarcasm and intelligence. What’s incredibly interesting about him is that while is a more thoughtful character who values facts, he avoids the trope of cold hearted detective when the scope of the disease is realized. He shows more practicality but also heart when he puts himself on the line for the truth. The same praise can be given for the characterization of Valeria Bonilla. She’s a woman with career goals but she’s not devaluing herself and she does, to an extent, do the right thing in the end.
“Dengue” does something The X-Files used to do quite often. Something bigger than the characters is happening but at the end, what changed by having the knowledge? Santullo and Bergara approach this from a very realistic point of view and it may be a little cynical but I think it brings something a bit different to this kind of story. I liked the way the different stories came together and I especially like the open ended nature of the ending.
Bergara’s artwork is very good. He has a very distinct style when it comes to character designs. Pronzini’s facial expressions and mannerisms are great because he has these amazing moments of sarcasm that are sold better through his physical reactions. He physically isn’t in spectacular shape. Instead he channels the washed up detective vibe with the bad shirts and grizzled face. It adds to this level of layered conflict with the character that makes him so interesting. The action scenes have a lot of movement and Bergara builds a very nice level of tension in each of these moments. The creature designs are gruesome and horrifying which really sells the horror aspect of this series, however, there is a glimpse of humanity in each design which is helpful in getting the bigger point across.
“Dengue” is a solid post apocalyptic, crime, horror mashup. Santullo and Bergara give us something different enough to be worth the cover price. Pronzini is a great character and given the way things develop, there’s still some stuff here worth exploring. Fans of “The Walking Dead” will find much to enjoy here.

8/05/2015

"Dengue" en All-comic.com

Dengue

Dengue
Dengue demands your attention; a story filled with devastating events that take wild turns.
4
Loved It
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By Rodolfo Santullo, Matias Bergara, Tim Pilcher

“Nobody knows exactly how it happened. The authorities constantly denied the existence of local dengue outbreaks. The situation was ‘under control’. There was no cause for alarm.”
Dengue, by writer Rodolfo Santullo (English language adaptation by Tim Pilcher), is a graphic novel that reads almost like a sequel to Michael Crichton’s Prey (if the swarms got loose and grew in number). Santullo takes a real virus and imagines what would happen if it became an overnight epidemic in a busy city. Written in a hard-boiled detective type narrative Santullo is vivid with the gritty details of what such a virus can bring.
Throughout the story we follow Sgt. Pronzini as he discovers more and more horrific cases caused by the outbreak. He’s rarely seen without a cigarette in his mouth and he meets all the usual hard-boiled detective characteristics (thanks for the layout, Dashiell Hammett and Raymond Chandler).
Something else Santullo addresses is why these insects are here to stay. Wouldn’t a certain season wipe them out? “When the skies turned black and buzzing., Winter was our only hope. Yet it never came. Seasons no longer existed and the constant heat and humidity transformed the whole region into a tropical climate, pretty much like Nicaragua.” – The area has essentially transformed into the ideal conditions for this virus to thrive.
The artwork is by Matias Bergara as he commands pencils, inks, and colors to showcase a world in chaos due to the deadly virus. A lot of the scenes showcase the world as you would imagine looking after the apocalypse (Fallout 3 vibe). Most of the people rarely go outside anymore because of the dangers that exist – being attacked by swarms of mosquitoes doesn’t sound like a good time. Because of the apocalypse setting a lot of the colors for each panel rely on grey, brown, yellow – these colors show the world as bland and without much flare anymore. We see in one scene that a soccer stadium is fitted with an overhead ceiling to keep the bugs out, since people need some sort of enjoyment to rely on, but even this rather joyful scene ends tragically as it’s clear these mosquitoes aren’t leaving any time soon.
The events following the soccer game come to the attention of Sgt. Pronzini, as one of the players is found dead. In his search for the killer he visits the team and sets up his plan to catch whoever did it. Later that night we see him visit the field, a scene where Bergara fills each panel with a deep blue as each character carries a blinding bright yellow light that illuminates the character’s faces. It’s here where Santullo delivers another hard-boiled line when Sgt. Pronzini says “You must’ve spent too much time watching football and not enough police procedurals.” – I think he’s found his target.
Dengue demands your attention; a story filled with devastating events that take wild turns. There is a virus out there, and everyone knows what happens if you get bit once…even twice… but what if you get bit three times? The world is changing, hopefully Sgt. Pronzini has a plan (and enough cigarettes).
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Dan Leicht
Dan found his way back into comes with Batman: Zero Year and has been making trips to the local comic shop every week since. He grew up on the X-Men and Batman animated series and a hearty helping of X-Men comics, along with hours spent staring into a black and white Gameboy pocket (his eyes still hurt from that).

7/30/2015

"Dengue" en el blog de Humanoids

Dengue: A look behind the fever

Friday, July 24, 2015

It's often said that science-fiction is merely a reflection of our current society, a filter to examine current concerns and issues. That being the case, Rodolfo Santullo and Matías Bergara's Dengue couldn't be more relevant today. With climate change creating ever more extreme weather across the globe, it's almost inevitable that storytellers have started exploring this subject. But Santullo and Bergara's approach is far more subtle and sophisticated than the typical eco-disaster movies of 2012 or The Day After Tomorrow. Instead they looked at the more pragmatic results of an increasingly warming Montevideo, their home city—namely the increased risk of disease.
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While other recent outbreaks, like the headline-grabbing Ebola in Africa in 2014/2015, attract more attention, dengue, or "bonebreaker fever," still manages to hospitalize around half a million people every year. While not nearly as fatal as Ebola (only 2.5% of all victims die) there is similarly no known cure and infection rates are growing. Once only found in the tropics, in recent years there have been dengue outbreaks in Florida and Portugal, thanks to rising temperatures, increased rainfall, and rapid unplanned urbanization. The interesting element of dengue is that contracting it once doesn't necessarily provide immunity. It's possible to contract other strains, which can make symptoms even worse and it's this starting point that forms the crux of Santullo's story.
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Into this tense environment Santullo and Bergara introduce us to a sarcastic, jaded yet indefatigable cop, Sergeant Pronzini, and an ambitious TV journalist, Valeria Bonilla, as they try and resolve not only the mystery of thrice-infected dengue victims, but also the apparent conspiracy that keeps the city fearfully locked indoors, away from the epidemic. This original combination of police procedural, political conspiracy thriller, and science-fiction adventure mellifluously blend into a unique, and humorous, tale that rattles along at a pace. No wonder Spider-Man/Deadpool writer Joe Kelly calls it "a cool book" and screenwriter of AI: Artificial Intelligence, Ian Watson, agrees that it's "a powerful and deadly cocktail!"

Creators, Santullo and Bergara are part of the new wave of South American comic creators, such as Eduardo Risso, Gabrial Ba, and Fabio Moon, who are making big waves outside of their continent. Mexican-born Uruguayan writer, Santullo is a prose novelist, journalist, and the author of over 12 graphic novels, including two earlier black and white, historical books, illustrated by Bergara; The Last Days of The Graf Spee (2008) and Act of War (2010). The former graphic novel won the pair the First Prize in 2009's prestigious JC Onetti literary awards. Bergara has gone on to work on several major US comics, illustrating Sons of Anarchy for Boom! Studios, as well as stints on Scott Snyder and Stephen King's American Vampire.
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But it's Dengue, the creative duo's first English language translation, that sees them really spreading their mosquito-like wings—telling a sophisticated, multi-layered tale full of fear, hope, and laughs against seemingly insurmountable odds. Fortunately in the real world, progress is being made with pest control trials in Brazil in 2013 appearing to suppress dengue-carrying Aedes aegypti or yellow fever mosquito by 96%. The battle between man and mosquito goes on. Whether we'll ever be able to live in harmony will have to be seen… bzzz…bzzzz… *smack*

7/27/2015

"Dengue" en El Pais, entre hitos de la CF uruguaya

Esos viajes fantásticos

La ciencia ficción uruguaya tuvo un origen curioso en 1898. Hoy sus autores logran una mayor repercusión en el exterior que aquí.

19 jul 2015
LUIS PRATS
Un día, el escritor Pablo Dobrinin emprendió su propio viaje en el tiempo para conocer la historia de la ciencia ficción (CF) en el Uruguay. En vez de la máquina victoriana de H. G. Wells, utilizó sus zapatos para recorrer librerías de usados y el teléfono para rastrear a sus autores, un tarea enorme estimulada solamente por su entusiasmo hacia el tema.
De ese viaje fantástico, que luego divulgó en la revista digital argentina Axxon, descubrió que el primer autor criollo de CF no fue un escritor celebrado ni anónimo, sino el empresario Francisco Piria, quien pretendía brindar una visión utópica de estas tierras con El socialismo triunfante. Lo que será mi país en 200 años, publicado en 1898. La esencia del argumento: un uruguayo del siglo XIX se acuesta en una caja de cristal, toma el contenido de un frasco entregado por un faquir en la India y se despierta en 2098 para encontrarse un Uruguay diferente.
Lleno de errores y contradicciones (el propio Piria nunca fue socialista), ese libro quedó como antecedente, acaso curioso, de un género que vive y lucha en ese Uruguay del siglo XXI, impulsado por el rayo mágico de la pasión que une a Dobrinin, sus colegas y sus lectores. Es difícil determinar el número de escritores de CF en el país, porque no todos llegaron a publicar, pero se estima que son entre 20 y 30. Las ventas pocas veces los recompensaron, pero en contrapartida varios han logrado trascender en el exterior.
"El público uruguayo no acompaña (si hablamos de ventas) ni a la literatura, ni a la literatura uruguaya, ni mucho menos a la ciencia ficción local. Las tiradas de algunos buenos libros de esos autores han sido ínfimas", comenta el periodista cultural Elvio Gandolfo, autor del prólogo de Ruido blanco 3, recopilación de relatos de origen nacional que representa una de las escasas novedades 2015 del género.
Dejando de lado la curiosidad de Piria, el primer gran nombre de la CF nacional fue Horacio Quiroga, quien en 1910 publicó la breve novela El hombre artificial, inspirada claramente en el mito de Frankenstein: un ser fabricado en un laboratorio por tres científicos, uno ruso, otro italiano y el tercero argentino (el libro se lanzó inicialmente en Buenos Aires).
Después, un largo vacío intelestelar que no se llenó ni en las eras de oro y plata de la CF en el mundo, períodos que abarcan desde las viejas historietas en papel barato hasta las primeras películas sobre ovnis y marcianos. Recién en 1976, con El Planeta Arreit, de Horacio Terra Arocena, resurgió el tema. Dobrinin, en su investigación, encontró que solo desde la aparición de tres escritores "pioneros", es decir, los primeros que tenían conciencia del género que cultivaban —Carlos María Federici, Tarik Carson y Gabriel Mainero— Uruguay comenzó a figurar en antologías y revistas del exterior.
La segunda generación importante surgió en torno a Roberto Bayeto y la revista Diaspar (tres números impresos desde 1989 a 1995), a autores como Ramiro Sanchiz, Pablo Rodríguez, Claudio Pastrana y el propio Dobrinin, entre otros. Además de sus libros personales, lograron publicar en antologías y revistas de España, Italia, Francia y Argentina.
Ana Solari, Natalia Mardero y Pedra Peña son otros autores reconocidos en el medio, además de uruguayos radicados en el exterior, como Lucas Moreno y Federico Fernández Giordano.
Así como autores uruguayos se leen en el exterior, la revista Tigre 17, editada por la Universidad Stendhal de Grenoble (Francia) presentó en 2009 un amplio informe sobre la CF en el Río de la Plata. Otro libro de 2004, Latin American Science Fiction Writers, an A to Z guide, de Darrel B. Lockhart, menciona en Uruguay a Mario Levrero y Ana Solari. Señales que existe interés por la producción local.
El cómic y la ilustración son otras dos vertientes del género, siempre con mucho más mercado en el exterior que en casa. Y para completar el panorama, se está rodando Fiesta Nibiru, un largometraje de CF a cargo del director Manolo Facal.

Géneros.

Carlos María Federici es un referente en literatura policial, fantástica y de CF en el país. "En 1968 se produjo mi debut en el género, cuando mi cuento Primera Necesidad apareció en la hoy legendaria revista barcelonesa Nueva Dimensión", recuerda. Esta publicación le abrió las puertas a otros mercados de Europa, como Bélgica, Suecia, Italia y Finlandia, aunque en pequeña escala. En Uruguay no se le conoció hasta muchos años después
"Decididamente, y sin que esto implique crítica o censura alguna de mi parte, siempre obtuve mejor repercusión en el extranjero", admite. Justamente su primera novela, La orilla roja (un policial de corte clásico), se publicó en Argentina en 1972.
"Desde mis comienzos —y no vacilo en reconocerlo sin ambages— he sido un típico escritor de géneros, entendiéndose por tal el que apoya su escritura en golpes de efecto, finales sorpresivos y (me lo han reprochado alguna vez) adjetivación profusa, con el objetivo primordial de entretener al lector. Dijo una vez mi buen amigo Ruben Loza Aguerrebere que posiblemente la principal motivación del escritor para consagrarse a ese tipo de trabajo sea una básica disconformidad con su medio ambiente cotidiano. Siempre estuve de acuerdo, y con mucha mayor razón se aplica el concepto cuando uno se decide por un género que discurre por terrenos de fantasía y seudorrealidades", comenta.
Una de las poquísimas mujeres que producen CF es Ana Solari, escritora, docente y periodista cultural. "A mi padre le gustaba mucho la ciencia ficción y yo lo seguí. En casa siempre se leyó mucho y había conversaciones sobre todos los temas", cuenta sobre el origen de esa vocación.
Solari se inspira para sus obras en paisajes, sobre todo campos o pequeños pueblos, donde se producen aventuras que en el fondo se refieren a la moralidad de sus personajes: hasta qué punto mantienen sus principios a riesgo de su propia vida. "La ciencia ficción es una variante del romanticismo. Hay dos ciencia ficción, la mala, la que habla de monstruitos, y la que encierra un viaje filosófico o sociológico, desde un punto de vista más pesimista o más optimista", explica.

Distinciones.

En 2012, el escritor y periodista de El País Renzo Rossello publicó Las Furias. "Cuando lo escribí estaba pensando mucho en algunos de los temas contemporáneos que nos vienen pasando por arriba, como el uso de las tecnologías para ejercer más dominio, el desarrollo de la biotecnología, el transhumanismo, las nuevas teologías, en fin, temas que para alguien de una generación pre Internet plantean muchas dudas. Pero como yo no soy un filósofo, solo un narrador, tiendo a pensar con historias más que con ideas, Y así salió el libro", comenta.
Asegura que la repercusión fue "absolutamente escasa, por supuesto". "Lo bueno de escribir ficción en este país es la garantía del anonimato, y tratándose de ciencia ficción, doble anonimato. Supongo que algo gustó porque el libro tuvo el tercer lugar en el Premio Nacional de Literatura", recuerda.
La novela Ur, publicada por Leandro Delgado en 2013, fue ternada para el premio Bartolomé Hidalgo. "Nunca lo pensé como un mérito para la ciencia ficción, pero quizá sea cierto —dice el autor—. Pero si fue distinguida no lo fue por su género. En todo caso eso pudo haber actuado como un demérito. Creo que fue distinguida por una preocupación especial de mi parte por el lenguaje que, por algún motivo, la ciencia ficción me habilitaba para sofisticar hasta el delirio, lo cual tampoco, creo, fue muy bien visto por los ortodoxos, tan apegados a la anécdota o a la operación mental sagaz. En mi caso, mi obsesión eran el lenguaje y el delirio de ese lenguaje y el sonido de ese lenguaje. Ur es para leer en voz alta y allí surge otra realidad inadvertida y distinta a la lectura silenciosa, a mi entender", explica.

Imaginación.

Cuando tenía 13 años, los padres de Ramiro Sanchiz le regalaron La edad del futuro, un compilado de Isaac Asimov. "Quedé fascinado con la ciencia ficción y la divulgación científica, y quise practicar ambos géneros pero, evidentemente, el primero era el que estaba más a mano". Las ganas de imitar a Asimov fueron la primera razón para escribir. "Después, las posibilidades que da el género a la hora de ponerse a imaginar mundos y criaturas. Y, más tarde, el rechazo a las formas simples de realismo, muy especialmente las vernáculas", cuenta.
De sus libros, recuerda que La vista desde el puente (2011) no gustó mucho al principio. "Después fueron apareciendo lectores muy interesados y terminó siendo el único de mis libros sobre el que se han escrito artículos a nivel académico. Una vez un militante de la nación charrúa me dijo que la había disfrutado mucho y que sentía que con esa novela yo me hermanaba con su causa. Todavía no puedo entender por qué o cómo es posible esa lectura, pero me alegró que me lo dijera", asegura.

Hay un Flash Gordon local.

Carlos Federici es autor de la historieta Jet Gálvez, un astronauta de los Centinelas del Cosmos. El personaje fue creado siguiendo la estética y los principios éticos de los maestros del cómic estadounidense de la década de 1950. Con el apoyo del dibujante William Gezzio, se publicó en la revista Patatín y Patatán en los 80. Y de la mano del periodista Matías Castro, Jet Gálvez regresó para la edición de Montevideo Comics en 2013.

Historieta, novela y hasta juego.

Ana Solari es autora, entre otros relatos, de la serie Zack, un libro de cuentos y una novela con el mismo personaje, un científico en medio de una catástrofe tecnológica que deja apenas porciones de mundo desconectadas entre sí mientras él sale a buscar a un amigo. "Es una historia on the road", explica. También incursionó en el cómic, con Suburbia, publicado con dibujos de Martín Ansin en la desaparecida revista Posdata. Está proyectada una versión en novela de este trabajo, que tiene como escenario el Oeste montevideano en el año 2057. "Para Internet pensamos en un juego on line, con un hipertexto, que mezcla ciencia ficción con novela policial. Rada iba a cantar y Alberto Magnone iba a hacer la música", asegura.
También Zack cuenta con dibujos de Daniel Turcatti, "porque siempre me interesó la combinación de texto e ilustración", cuenta Solari.

DIBUJANTES.

En las grandes ligas.

A diferencia de los escritores, sobre todo los que hacen ciencia ficción, hay varios dibujantes uruguayos que pueden vivir de su trabajo produciendo para el exterior, aunque no siempre se traten de ilustraciones de este género.
Uno de ellos es Matías Bergara, autor de los dibujos de Dengue, una novela gráfica escrita por Rodolfo Santullo (la ilustración que abre esta nota pertenece a la tapa de la nueva edición).
El trabajo tuvo gran éxito en el país y el exterior. El prólogo lo escribió Ian Watson, guionista de Steven Spielberg. "Hace poco la editorial Humanoids de Francia pidió los derechos para reeditarlo en francés, inglés (una traducción que hice yo) y japonés. Tiene potencial de adaptación a cine o TV, y también queremos encontrarle una ocasional salida por ese lado", cuenta Bergara.
El ilustrador publica en varias editoriales internacionales, sobre todo en los géneros policial y de fantasía, aunque la ciencia ficción (CF) es uno de los que más le interesa. Tanto trabajo tiene que ha debido rechazar propuestas de importantes empresas.
Luego de su trabajo con Ana Solari en Suburbia, Martín Ansin no volvió a producir historietas, aunque sí ilustraciones de ciencia ficción, además de publicidad. "No es que me haya dejado de interesar, pero el cómic consume mucho tiempo. La ciencia ficción en el cómic te da la oportunidad de imaginar lo que quieras", explica. Su especialidad ahora son los pósters oficiales de grandes producciones de Hollywood, como Alien, Tron o El Planeta de los Simios, que se venden en ediciones limitadas dirigidas a los coleccionistas. "Es súper importante que conectes con el fan", sostiene.
El artista uruguayo radicado en Londres Alejandro Colucci ilustró las tapas de prestigiosas obras de CF, como La guerra de los mundos, de H. G. Wells, varios de J. G. Ballard (Crash, El mundo sumergido, El mundo de cristal), Ursula K. Le Guin, Orson Scott Card o William Gibson. También creó una tapa para la revista ScifiWorld sobre el film de culto Blade Runner. Sin embargo, no tuvo la oportunidad de publicar para autores compatriotas de CF, aunque sí en el género fantástico. "Llegué a hacer una nueva portada para Umbral de las tinieblas, de mi amigo Carlos Federici, pero no llegó a editarse", indica.

¿Ciencia ficción a la uruguaya o solo escrita por uruguayos?

En la novela La vista desde el puente, de Ramiro Sanchiz, Artigas no se fue al Paraguay, los charrúas no fueron exterminados y el país abarca Entre Ríos, Corrientes y Rio Grande. Pero es una de las excepciones: la ciencia ficción escrita por uruguayos contienen pocas referencias locales, generalmente solapadas o disfrazadas. "Lo importante es que los relatos funcionan sin problemas en distintos países. Y lo fundamental es que se haga buena literatura", asegura Pablo Dobrinin. "Quien escribe debe aspirar a un alcance universal. El mundo, ya es sabido, está cada día más globalizado, y por ende las diferencias vernáculas se disuelven", sostiene en tanto Carlos Federici.
Para Leandro Delgado, "este no es un país de grandes avances científicos, por lo cual no da lugar a grandes especulaciones, que las hubo, principalmente a principios del siglo XX y sobre todo en Argentina". "Las referencias locales —dice Renzo Rossello— existen pero muy atenuadas, porque sentí que tenía que hacer algo distinto a cuando escribo en el género negro o policial, donde los códigos locales deberían ser más reconocibles para tener una pintura de ambiente más verosímil".

De Argentina a Eslovenia.

Pablo Dobrinin escribe literatura fantástica y ciencia ficción desde su infancia. Muchos de sus relatos fueron publicados en antologías y revistas especializadas de Argentina, Francia, España, Uruguay e Italia. En 2011 editó en Argentina Colores peligrosos, una selección de sus mejores trabajos. Como se agotó rápidamente, un año más tarde salió en Uruguay a través del sello El gato de Ulthar. Y en 2015 vendió los derechos del libro a Eslovenia. Ahora trabaja —siempre en Montevideo— en un nuevo libro de relatos, mientras sigue publicando regularmente en revistas extranjeras. "Me gusta la ciencia ficción porque te permite considerar temas de nuestra realidad desde otra óptica", asegura.

10/26/2012

"Dengue" en 365 Cómics por año

El post de hoy, destinado a ser recordado por siempre por ser el número 1000 de este blog, engancha en cierto modo con la saga de Nueva York. En una de las tantas charlas con el maestro uruguayo Matías Bergara, le comenté que era inminente la aparición del milésimo post, a lo cual me respondió de una “Tiene que ser la reseña de Dengue”. Y bueno, no le puedo fallar a un amigo...
Dengue no se parece en nada a las otras historietas de Rodolfo Santullo y Bergara que leímos antes. Al igual que El Graf Spee y Acto de Guerra está ambientada en Montevideo, y hasta ahí llegan las similitudes. Si Acto... pretendía funcionar como testimonio y El Graf Spee jugaba a rodear de un cierto contexto aventurero un célebre hecho histórico, Dengue opta por el camino opuesto: el de irse a la mierda, el de usar a la ciudad real como marco para una aventura totalmente sacada, osada, grandilocuente y entregada sin condiciones a los brazos de lo fantástico, de la imaginación sin límites. Algo así como lo que hizo Oesterheld con El Eternauta.
Dengue es, además, la obra menos dark de la dupla. Al desconectarse de los trágicos episodios reales en los que se basaban sus antecesores, Dengue crea un clima un poco menos opresivo y sobre todo menos solemne. Tiene sus momentos truculentos, hay corrupción, violencia y escenas que te estrujan el corazón con la crueldad de un verdugo del medioevo en un mal día, pero no es una historieta demasiado reflexiva ni mucho menos depresiva. Al final, cuando la terminás, queda la aventura. Una especie de thriller policial en el que “el cana imperfecto pero bueno” se juega la vida una y mil veces para desentrañar una trama muy espesa de corrupción, negocios sucios y muerte y ni siquiera se queda con la minita. ¿Creés haber leído muchos de esos? Te aseguro que ninguno se parece a Dengue, porque en ese contexto ya bastante transitado, Santullo mete un elemento de ciencia-ficción que detona en la página 8 y propulsa a la historieta en una dirección totalmente distinta.
Hay varios aciertos más en el guión, pero me quedo con uno sólo: el primer tramo de Dengue no se lee como una novela gráfica, sino como un mosaico de historias cortas, unidas por un contexto y un personaje (el Sargento Pronzini) en común. De hecho, el segundo episodio, el de los jugadores de futbol, cierra tan perfecto en sí mismo, que publicado por afuera de Dengue también sería una joyita. Después, los hallazgos típicos de Santullo: buena construcción de personajes, excelentes diálogos, hábil manejo de las convenciones de los géneros con los que coquetea y un gran criterio para dosificar la información, para que la historia nunca se empantane entre complejas explicaciones pseudo-científicas, de las cuales acá hay unas cuantas.
Por el lado de la faz gráfica, tengo un problema jodido: No me gustó para nada el color. Vi los originales en blanco y negro en el estudio de Bergara y me gustaron mucho más que la versión publicada. Entiendo por qué se optó por esa paleta y demás, pero no me gusta. Ahora, si hago el esfuerzo de no ver el color (me hago daltónico, como John Byrne y Raúl Fortín) y me concentro en el dibujo en sí, en la línea, las manchas y los espacios “blancos”, me encuentro con un Bergara muy superior al de sus trabajos anteriores. Cada vez que aparecen “el Príncipe” o Kaneda, sentí que estaba leyendo a Katsuhiro Otomo, o a Moebius. Hay primeros planos perfectos, notables planificaciones de página, mucha variedad de ángulos, un gran trabajo en el lenguaje gestual de los personajes, en los cuerpos en movimiento, en la acción (y hay MUCHA acción), los monstruos son realmente horrendos, sin nada que envidiarle a los de Berni Wrightson, y los fondos son muy básicos, muy esquemáticos, pensados para desaparecer a la primera de cambio sin disputarle jamás el protagonsimo a la figura humana. Un salto cualitativo impresionante en la labor de este joven artista (todavía no tiene ni 30 años), lamentablemente un poco opacado por el color.
Aparecida hace menos de seis meses, Dengue ya es la historieta uruguaya más vendida en la historia del país vecino. Y muy merecidamente, porque realmente –y más allá de que uno sea amigo de los autores- es una lectura atrapante, consistente, impactante e inteligente, que se disfruta de principio a fin. Eso sí, después de leerla, doble pasada de Off, Raid a toda hora y espirales hasta en los calzoncillos...

Andrés Accorsi

9/24/2012

"Dengue" en La Bitácora de Maneco

ÉPICA BARRIAL RIOPLATENSE

Me cuento entre aquellos porteños que encuentran en Montevideo algo así como una versión a escala humana de Buenos Aires. No porque sean parecidas (aunque comparten cierto aire y cierto río), sino porque en la Banda Oriental se puede disfrutar de todos los beneficios de una gran ciudad sin las descontroladas ansiedades ni los ritmos alocados que la vida moderna descarga sin compasión sobre los habitantes de las urbes apuradas y contemporáneas. Y aunque la situación parezca no dar para ello, mucho de este aire distendido (que no despreocupado), de esta sabia elección de vida, se respira en Dengue, la aventura de ribetes apocalíptico-sanitarios que Rodolfo Santullo y Matías Bergara ambientaron en una Montevideo futurista pero no tanto.


¿Policial condimentado con toques fantacientíficos? ¿Premonitoria ciencia-ficción narrada con recursos de la novela negra? Sí, Dengue es todo eso, pero también es mucho más. Claro ejemplo de costumbrismo híbrido, el color local es el elemento central que da entidad e identidad a este relato que camina las veredas del thriller de anticipación, sin perder nunca la mencionada escala humana en cuanto a las creíbles posibilidades de respuesta existentes en este rincón del mundo. Ello la emparenta con El Eternauta mucho más que la reconocible (y muy bien explotada) ambientación montevideana o el recurso de los trajes aislantes que deben vestir los protagonistas si es que quieren sobrevivir al aire libre.


Intuyo que Santullo, uno de los dos mejores guionistas latinoamericanos en actividad, tomó estas decisiones de manera consciente al elucubrar esta fantasía rioplatense que se anima a encarar lo universal desde la mirada de lo propio, construyendo así una épica barrial que sólo podría (sólo puede) suceder en este sur del mundo. Principalmente, porque nuestro imaginario está marcado por la hibridación entre la Biblia y el calefón, la mutación derivada de la cópula entre los blancos y los negros que terminaron pariendo estos grises. Los límites difusos entre la ley y el crimen, entre lo justo y lo injusto, entre lo correcto y lo incorrecto. Límites que aparecen determinados por la posición ética y moral que cada uno tome. Una cuestión de principios que requiere mucho cinismo escéptico, mucha ironía y humor negro, si es que uno está dispuesto a mantener sus convicciones en un entorno que intentará destruirnos por eso.


Dengue parte de una premisa científica tan plausible como improbable. La mutación de hombres mosquito a partir de una epidemia invasora de aedes aegypti que forzó a modificar hábitos y costumbres, hasta naturalizarlos bajo los nuevos parámetros de encierro perpetuo. Lo más fascinante, sin embargo, es esa idea de la conspiración como ecuación económica, la implementación salvaje del darwinismo social donde el más apto para la supervivencia termina siendo, siempre, el sistema capitalista. Tras los recursos humorísticos que linkean la obra con otros referentes de la actual cultura audiovisual globalizada, Santullo y Bergara hablan de cosas más densas, cuya incumbencia sobre nuestra percepción de la realidad está en perpetuo debate, sobre todo en estas épocas de ocultamiento como práctica sistemática de control social. ¿Dónde descansa la verdad, si es que hay una sola? ¿Cuál debe ser el rol de los medios masivos de comunicación? Y si todo queda reducido a una cuestión de negocios, ¿qué hacer cuándo el Estado y las corporaciones se unen contra nosotros?
Fernando Ariel García


8/13/2012

"Dengue" en Cuadritos

Pican, pican los mosquitos

por Andrés Valenzuela 


Un gran trabajo de dibujo y color acompañan un guión sin fisuras

Meses atrás, Rodolfo Santullo confió a Cuadritos que con su siguiente novela gráfica en compañía de su coterráneo Matías Bergara iban a desconcertar a más de uno, porque no iban a recorrer el camino de la historieta histórica. “Esto va para cualquier otro lado”, afirmó. Tenía razón. El guionista mexicano-uruguayo, responsable de Grupo Belerofonte y presidente de la Asociación Uruguaya de Creadores de Historieta, no habla aquí de nazis en Montevideo ni de dictadura latinoamericana. Tampoco recorre los años del primer peronismo, como hace en Fierro con su otro compadre, el argentino Dante Ginevra.
No. En Dengue -que presentará hoy a las 16 en Crack Bang Boom junto a otros libros de su sello- Santullo habla de calentamiento global, de medios, de investigaciones farmacéuticas y, sobre todo, de mosquitos. Porque se trata de una novela gráfica que oscila entre el relato de ciencia ficción y el policial más o menos negro. Como además el guionista tiene un oído muy atento al habla rioplatense, se cuela algún que otro ribete de costumbrismo gracias a la naturalidad con la que dialogan los personajes.
¿De qué va la cosa? En el sur americano el calentamiento global convirtió a Montevideo en una ciudad “tan tropical como Managua”. De suerte que la gente se olvida qué era eso de usar pullover, pero aprende bien pronto a tener que usar trajes aislantes (un extenso homenaje al Eternauta), porque el aire se oscurece de tantos mosquitos. Bichitos que, además, transmiten el dengue. El problema con esto es que no sólo contagian el dengue, y el dengue hemorrágico. También contagian algo más.



La dupla se lleva bien con la ciencia ficción y el policial

Con esa premisa, buenos personajes -creíbles, bien montados- y una trama muy bien urdida, Dengue tiene una historia de alto nivel. De esas que se exigen a la hora de hablar de aventura moderna. Hay un punto muy importante y destacable en los personajes, que no son tantos (dos, tres centrales, y una media docena de personajes secundarios más o menos relevantes), pero están bien definidos. Todos tienen sus vicios, sus motivaciones y sus frustraciones para hacer avanzar la historia. Santullo suelta algo de humor áspero y mucho suspiro de sudaca resignado a que las cosas no marchen como se supone.
La otra pata del trabajo se lo lleva un Bergara sobresaliente. Si el trabajo del muchacho en Los últimos días del Graf SpeeActo de guerra había gustado, aquí la cosa sólo podría molestar a quienes porfiaran con que mantuviera su trabajo en acuarelas. El uruguayo gana en plasticidad y ofrece rostros muy bien definidos, con personalidades propias y fuertes. La gestualidad del Sargento Pronzini, personaje central de la historia, es impecable. Algo jetón, el mentón adelante, las sienes blancas, la barriga y los hombros algo caídos.
El color (digital, esta vez) le quita calidez a la narración, pero la vuelve más vibrante, lo cual acuerda con el tono que Santullo parecía desear para el relato. Lo notable es que Bergara recurre a una paleta bastante oscura, en la que predominan los azules. Si otro color gana la página, suele ser el tono  del crepúsculo. Está bien que así sea: a los personajes, al cabo, los cubrieron los mosquitos. Y los mosquitos, como esta historia, pican.


La connivencia entre gobiernos y corporaciones, central en la trama.

 http://avcomics.wordpress.com/2012/08/11/12517/

7/30/2012

Dengue en Catadores



En la novela gráfica de Rodolfo Santullo y Matías Bergara, queda claro que dar vuelta los cacharros no fue una medida demasiado efectiva contra el dengue. Los Aedes aegypti (únicos mosquitos de los que conocemos nombre y apellido, gracias a las mil y una campañas del MSP), oscurecen los cielos de Montevideo en este futuro próximo, de tintes apocalípticos. La historia de “Dengue” parece salida de la peor pesadilla de un epidemiólogo. Para la cabal comprensión de esta pesadilla, hay que explicar un poco el funcionamiento del dengue “normal”. Cuando una persona es picada por un mosquito portador de dengue, desarrolla inmunidad a esa variante (serotipo) del virus. Esa inmunidad aumenta las posibilidades de que la persona desarrolle los síntomas del dengue hemorrágico si es infectada con un serotipo del virus distinto al que su sistema resiste. Fácil. Una picadura, inmunidad. Dos picaduras, desastre. Hasta ahí, nuestro espacio destinado a la prevención; ahora, seguimos con la reseña. En “Dengue” ha habido una mutación del virus. La versión hemorrágica sigue campeando (de hecho, basta observar la segunda página para ver cómo el trabajo de Bergara nos introduce pronto en el horror: los cielos amarillentos, los verdosos infectados en sus carpas de tul y las montañas de cuerpos en la calle que recuerdan las imágenes que todos hemos visto alguna vez del Holocausto); pero a este cataclismo sanitario se suma la existencia de mutantes: híbridos hombres-mosquito, el resultado de haber sido infectado por tres serotipos del virus. ¿Cómo es esto posible? ¿De dónde viene la variante que produce la mutación? Se dice desde el comienzo: “Nadie sabe bien cómo empezó…”. Y quizá sea este punto uno de los que el lector puede echar en falta, el de la premisa pseudo-científica que habría merecido un desarrollo mayor.

Santullo construye, también, una historia híbrida, que participa del policial y de la ciencia-ficción. En el IDED (instituto gubernamental dedicado a la investigación del dengue y a la búsqueda de una solución definitiva) ha habido un asesinato. Aquí entra en juego el protagonista de la historia, el sargento Pronzini. El acierto de Bergara en la caracterización de Pronzini es notable: la complexión, fisonomía y gestualidad del personaje se corresponden con sus rasgos psicológicos e intelectuales. Descuidado, informal, desencantado, escéptico, corajudo más que valiente, “derecho” más que idealista. No es un anti-héroe, pero no le interesa ser un héroe. Digamos que mientras se pueda, prefiere hacerse el gil. Bergara consigue que todos sus personajes trasmitan una gran expresividad, pero es con Pronzini con quien consigue los mejores trazos.

Una vez instalada la situación (para ir por la calle hay que llevar trajes protectores, y el homenaje a El Eternauta salta a la vista), el capítulo 2 parece estar allí más que nada para permitir el lucimiento de las dotes detectivescas de Pronzini en un caso que sirve, también, para que Bergara muestre el Estadio Centenario cubierto por una cúpula y realice una estampa que recuerda al gol de Ghiggia en Maracaná.

En el capítulo 3 aparece la coprotagonista de la historia, la periodista Valeria Bonilla, cuya ambición y determinación me hizo pensar en la Nicole Kidman de “Todo por un sueño”. Rápidamente, pese a sus diferencias iniciales, Bonilla y Pronzini quedarán en el mismo bando, luego de la aparición de El Príncipe, que es un ario perfecto: alto, musculoso, rubio y de ojos azules. A Himmler le habría caído bien, de no ser por las cuatro alas membranosas en su espalda. El caso es que El Príncipe es una versión perfeccionada de hombre-mosquito que viene a ofrecer un trato: convivencia pacífica entre humanos y mutantes. A partir de ese punto, comienza el clímax de la historia, una escalada de acción que incluye más mutantes, crímenes, persecuciones y tiroteos en la Ciudad Vieja.

Algunos aspectos que no quiero dejar de señalar. El distanciamiento humorístico que Pronzini realiza de manera sistemática tiene más de una lectura. Por un lado, funciona en el guión como válvula de escape a la tensión. El tema de “Dengue” bien habría podido volverse excesivamente lúgubre, de no ser por estas intervenciones. Por otro lado, las referencias esas referencias humorísticas se apoyan casi siempre en la mención de cierta cultura audiovisual, estableciendo un diálogo cruzado con ese bagaje que el lector trae consigo y volviéndolo evidente. Esto lo convierte en un personaje auto-consciente de su condición de criatura ficticia y de su rol en la historia. Es como cierto sketch que vi alguna vez (no recuerdo cuándo ni dónde) en el que se increpaba a un personaje: “¿Y cómo sabes tú eso?”, le preguntaban. “Bueno, es que leí el guión, aquí lo tengo”, y a continuación mostraba unas páginas mecanografiadas. Pronzini ha visto las películas y series policiales que menciona, ha leído novelas y cómics, sabe las reglas del juego (del mismo modo que las sabe el lector), y las vuelve explícitas. De ahí que no pueda ser catalogado como un personaje estereotipado, sino, en todo caso, de un personaje con cierta vocación paródica que puede permitirse, en medio de una balacera, una frase como: “Bueno, Valeria, no va a haber próxima vez, pero de haberla, tiene que vichar mejor cuando dice eso de no me siguió nadie”. Santullo utiliza este recurso meta-ficticio sólo con Pronzini, los demás personajes viven plenamente en el mundo de la ficción, esa dosificación es la que le permite construir una historia que no se convierta, de forma irremediable, en una parodia. De hecho, los fines laterales de “Dengue”, son serios. Más allá de la construcción competente y aceitada de un entretenimiento, la parte “amarga” de Pronzini es la que observa cómo aquellos que pueden viven protegidos en sus casas, respirando el aire purificado que sale de sus acondicionadores, mientras los habitantes de los cantegriles ahuyentan a los mosquitos con el negro humo que sale de la basura quemada en tanques. La política, el mercado, los medios de comunicación. Pronzini conoce también las maneras de funcionar de estos sistemas y podría apropiarse de las palabras del filósofo lituano Slavoj Zizek para describirlos: “Nos es más fácil imaginar el fin del mundo que una revolución profunda del sistema capitalista”. Es más fácil imaginar una invasión de mutantes hombres-mosquito en Montevideo que soñar con canales de televisión que no se aprovechen de la alarma pública o empresas que no consigan volver rentable el horror. Para no hablar de la solución filo-fascista que se encuentra para la convivencia pacífica de humanos y mutantes. ¿Qué hace la “gente común” en este orden dado de las cosas? “Seguimos como se pueda”, dirá el pragmático, el amargo Pronzini.

Por Leonardo Cabrera.

http://clubdecatadores.wordpress.com/2012/05/30/dengue-rodolfo-santullo-y-matias-bergara/

4/20/2012

En mayo "Dengue" de Santullo y Bergara


En un futuro próximo, cuando el calentamiento global ha transformado a Montevideo en una ciudad tropical, un sargento de policía deberá investigar un homicidio en plena epidemia de dengue, conspiraciones e incluso mutantes...